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Réforme territoriale, une réforme démagogique

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Tribune politique
Mercredi 21 Octobre 2009

puzzleSi Jean-Paul Huchon reconnaît la nécessité d'une réforme territoriale, il s'oppose à la loi du gouvernement qui minimise le rôle des élus locaux et qui permettrait aux futurs candidats d'être élus avec seulement 20% des suffrages au premier tour: un type de scrutin qui favorise largement l'UMP...

Pour Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional d’Ile-de-France, la réforme territoriale présentée aujourd’hui par Nicolas Sarkozy remet en cause près de 30 ans de décentralisation.

L’Etat laisse croire que la diminution de moitié du nombre d’élus locaux va rendre la France plus efficace et moins dépensière. Mais c’est faux. C’est nier le besoin de proximité des populations et l’importance des services publics assurés par les collectivités locales.

Le Gouvernement cherche à reprendre par la loi ce que la droite n’a pas pu gagner par les urnes, bafouant ainsi le vote des électeurs et la démocratie.

La preuve la plus criante, c’est la suppression de la clause générale de compétences applicable uniquement aux Régions et aux Départements… Collectivités très majoritairement gérées par la Gauche.

De plus, avec le scrutin majoritaire à un tour et une dose de proportionnelle, un candidat va pouvoir être élu conseiller territorial avec seulement 20% des suffrages dés lors qu’il est en tête au premier tour… peu démocratique.

Comme il l’a fait avec le projet de loi Grand Paris, le Gouvernement impose un texte sans concertation et qui fait l’objet de contestation d’élus de tous bords, y compris ceux de la majorité présidentielle au Sénat.

Une réforme territoriale est nécessaire. Mais pas celle-ci. La réforme territoriale doit permettre de conforter la place de la décentralisation, pour donner aux collectivités l’autonomie, les outils et les moyens d’assumer pleinement leur rôle parce qu’ils connaissent au plus près les problèmes et des besoins de leur territoire.

Pourtant, avec la suppression de la taxe professionnelle, les collectivités risquent d’être asphyxiées et les services publics qu’elles rendent avec.