La grève de ce lundi est symptomatique d'une absence de dialogue social au sein des entreprises, alors que financièrement et contractuellement, des mesures avaient été prises pour éviter les conflits. Les entreprises seront pénalisées pour ne pas avoir mis en place le service minimum du gouvernement.
Après une longue bataille, Jean-Paul Huchon, Président du Stif, Président de la Région Ile-de-France, a fait voter, en juillet 2007, à l’unanimité des groupes politiques du conseil d’administration du STIF, la mise en place de l’interopérabilité de la ligne B, c'est-à-dire la suppression de la relève de conducteurs Ratp et Sncf à la gare du Nord.
Cette mesure doit permettre d’améliorer la régularité de la ligne de 5%.
Le Stif a donné aux entreprises les moyens financiers et techniques pour mettre en œuvre cette mesure, au bénéfice des franciliens qui utilisent la ligne B. En ce qui concerne le RER A, le Stif a voté un budget de 650 M€ pour l’achat de 650 rames de trains, à parité avec la Ratp, pour remplacer la totalité du parc. La ligne sera ainsi complètement pourvue de trains neufs d’ici 2015 (première rame livrée fin 2010). Cette mesure participera également à l’amélioration de la régularité de la ligne.
Jean-Paul Huchon rappelle « qu’il revient aux entreprises de négocier avec leurs syndicats afin de gérer au mieux la formation et les conditions de travail de leurs agents ». Force est de constater que ceux-ci, particulièrement à la RATP, ne sont pas satisfaits des conditions internes d’organisation du travail, ce qui engendre des grèves très pénalisantes pour les usagers.
A l’heure où Pierre Mongin, PDG de la RATP, se félicite d’une augmentation de ses bénéfices nets, 106 millions d’euros annoncés au premier semestre 2009, soit, + 16,3%, je m’interroge sur la gestion sociale interne à l’entreprise. La réorganisation doit se faire en tenant compte de l’exigence des usagers mais également des conditions de travail des salariés des entreprises.
J’invite les entreprises à compenser financièrement la pénalisation vécue par les usagers.
Quant au service minimum, le STIF a inscrit dans ses contrats avec les entreprises l’obligation d’information, qui a été respectée, et un niveau de service de 50%, qui n’est pas atteint. Les entreprises seront soumises aux pénalités prévues par les contrats. »
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