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En réaction aux attaques de Mme la ministre de l’enseignement supérieure Valérie Pécresse, Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France et du Syndicat des Transports (STIF) défend le bilan de l’action régionale et montre comment le contexte économique et l’inaction de l’Etat sont autant de facteurs problématiques à la gestion de la crise que connaît les transports franciliens.
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Parmi les mesures phares, il rappel :
- La réaction de deux nouvelles lignes de tramway et prochaine inauguration de 4 autres.
- Le prolongement de deux lignes de métro (ligne 13, ligne 14).
- La création de lignes de bus, notamment le Noctilien.
- La mise en place de navettes fluviale
- L’augmentation de la fréquence des trains de banlieue, des RER, des métros, des tramways, des bus…
- Le renouvellement, l’amélioration du matériel roulant.
- Le financement de carte Imagin’R.
- L’aide aux transports pour un million de voyageurs aux revenus modestes (dont gratuité pour les bénéficiaires du RSA)
- La suppression des zones 7 et 8 pour alléger le coût des transports de la grande couronne.
- La création du ticket t+ permettant des correspondances sans charges supplémentaires pendant 1h30.
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Jean-Paul Huchon souligne que ces mesures phares s’inscrivent dans une logique de développement et d’amélioration à long terme de l’offre des transports et que l’action se poursuit.
Pour resituer le contexte, il convient de rappeler que l’institution régionale n’a récupéré la pleine charge de la gestion des transports en Île-de-France qu’a partir de 2006, date à laquelle la Région prend la direction du STIF (Syndicat des transports d’Île-de-France).
Chiffre à l’appui il souligne qu’en l’équivalent de 3 ans de gouvernance la Région a réalisé plus pour les transports franciliens en 3 ans de gouvernance que l’Etat en 20 ! Malgré les grands discours de certaine, force est de constater que le gouvernement a abandonné les transports d’Île-de-France. Depuis 2002, quatre ans avant que la Région ne récupère l’administration du STIF, alors que le trafic augmentait de 20%, l’Etat parallèlement diminuait ses investissements de 50% ! L’Etat possède le seul levier susceptible de soulager à la fois les collectivités et les usagers qu’est le Versement Transport auquel sont sujettes les entreprises franciliennes. Or il refuse l’augmentation de ce versement alors que lui-même en a abusé lorsqu’il avait la charge des transports (entre 2002 et 2005 cette taxe a augmenté de 9% !). Tout comme il a abusé de l’augmentation des tarifs des usagers.
Cette année, dans un contexte économique difficile pour tous, « nous avons fait le choix de limiter l’augmentation des tarifs ». C’est pourquoi, alors que la simple logique économique (l’inflation) aurait du nous amener à une augmentation de 5%, nous l’avons limitée à 2%. Les collectivités (conseil régional, conseils généraux et municipalités), malgré leurs difficultés, partageront l’effort puisqu’elles vont, elles aussi, augmenter leur financement. Nous avons donc refusé que cette baisse soit entièrement compensée par une augmentation des tarifs des usagers dans une période difficile et alors que la qualité de services se détériore sur de nombreuses lignes.
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La bataille pour les transports commence. La Région est à vos cotés dans ce combat.
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