Le service public de formation et d’insertion professionnelle est au cœur du bouclier social dont la nécessité s’accroît à mesure que la crise s’étend. Alors que le chômage atteint son niveau le plus haut depuis 1999 et touche près de 3 millions de personnes, la formation professionnelle constitue plus que jamais un levier décisif pour retrouver le chemin de la vie active. Le groupe socialiste a voté en faveur de ce renforcement de la politique régionale de formation et d’insertion professionnelle, imitée par l’ensemble des groupes de la majorité.
De l’échec d’une vision coercitive de la formation
D’aucuns pensent que l’on peut forcer des gens à suivre une formation… Ils pensent que si les Français le décident par référendum, alors les « assistés », ce « cancer » de la société comme les appelle M. Wauquiez, ne pourront plus fuir leurs responsabilités.
Le 17 février dernier, second jour de la séance plénière au Conseil régional, François Fillon a annoncé une troisième version du référendum sur les demandeurs d’emploi. Cette fois, il s’agit de demander au Français s’ils souhaitent que les 30 milliards prévus pour la formation des salariés soient transférés aux demandeurs d’emploi.
Faut-il comprendre que demain, les congés individuels de formation, le droit individuel à la formation seront purement et simplement supprimés ?
La droite ne cesse de rabaisser et stigmatiser les 10% de la population qui cherchent un emploi. des gens qui souffrent cruellement de l’absence de croissance dans notre pays. mais qu’a-t-elle fait pour endiguer le fléau du chômage, le seul véritable responsable de ces dépenses sociales ?Quel est son bilan sur ce terrain ? 1 million de chômeurs en plus.
Pour un service public de la formation professionnelle…
La conception de la formation professionnelle du groupe socialiste se situe aux antipodes de celle du Gouvernement. Pour la Région et les Conseillers régionaux socialistes, la formation est un droit qui doit demeurer accessible à tous. Chaque Français, quelle que soit sa situation professionnelle doit pouvoir accéder à une formation adaptée qui pourra lui permettre de retrouver un emploi, de se réorienter ou tout simplement de développer de nouvelles compétences.
Pour aider plus de gens, répondre à une plus grande diversité de besoins en formation, le groupe socialiste veut assouplir et renforcer les aides à la formation situées en dehors du programme Compétences, le programme phare de la formation professionnelle, c’est-à-dire les dispositifs de type « chéquiers qualifiants ».
Ce rapport s’inscrit donc bien dans la logique d’un « Service public de la formation professionnelle », accessible à tous, adaptable aux besoins en formation de chacun.
…Et une montée en charge du « Compte épargne formation »
Le groupe socialiste est particulièrement investi sur la question du décrochage scolaire, de la formation et l’insertion professionnelle des jeunes ayant mis un terme à leur parcours scolaire sans avoir obtenu de diplôme. La formation professionnelle est un levier particulièrement important pour la réussite de ces jeunes sans qualification.
Lors de la séance budgétaire, il y a deux mois, le groupe socialiste a fait voter un amendement à hauteur d’un million d’euros demandant l’expérimentation d’un « Compte épargne formation ».
Le principe de ce dispositif est assez simple et permettrait à terme de changer complètement notre approche de la formation professionnelle : chaque jeune aurait accès à un crédit d’heures de formation qualifiante inversement proportionnel au nombre d’années passées au lycée. Ainsi, un élève qui décrocherait particulièrement tôt de son parcours scolaire aurait droit à un nombre d’heures de formation élevé pour l’aider à bâtir un projet et réussir son insertion professionnelle.
Ce dispositif pourra constituer une réponse efficace et adaptée aux attentes exprimées par les jeunes Franciliens sans qualification.
Découvrez l’intervention en séance de Sébastien Pietrasanta :
Formation et insertion pro : pour un service… par Groupe-socialiste-IDF


