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JP Huchon, A. Schwarzenegger et M Sabban à Copenhague |
C’est incroyable de voir qu’une des plus grandes avancées en matière de protection de l’environnement, et du climat, vient non pas des Etats, et des gouvernements, mais bien des Régions. Par rapport à l’Etat c’est un autre échelon, et il est devenu clair que
les Régions sont désormais les principaux agents de la révolution énergétique attendue par nos concitoyens dans la cadre de la lutte contre le changement climatique.
A l’initiative de Mme. Sabban en tant que présidente de l’Assemblée des Régions d’Europe qui a lancé l’appel dit «
de Belfort », 20 Régions ont répondu à l’appel (parmi elles la Californie, Québec, Sao Paulo, Jiangzu en Chine)
dont l’Île-de-France par son président M. Huchon, pour des engagements en plusieurs points et une meilleure coopération.
C’est ainsi que nous avons reconnu l’urgence climatique, et que nous nous sommes engagés à prendre des mesures de réductions des gaz à effets de serre. C’est le souhait de ce R20 que les Régions soient prises en compte dans l’accord qui interviendra à la fin de la semaine car, pour citer Mme. Sabban : « Le R20 est un outil politique qui nous permettra de mettre en pratique ensemble les initiatives que chaque région ou états fédéraux prennent séparément en matière de lutte contre le réchauffement de la planète ». C’est un fait, les Régions sont fortes et les Régions sont porteuses d’innovations, 50 à 70% des mesures environnementales sont portées par les Régions. Et maintenant ces dernières ont une grande expérience dans le domaine ! En Île-de-France, nous avons compris tôt la nécessité d’avoir une approche transversale, à travers l’ensemble de nos politiques, des problématiques environnementales. Nous avons également compris que le développement économique n’était pas un ennemi de l’environnement, qu’il était possible de porter côte à côte et le développement économique et la protection de l’environnement dans une croissance verte, innovatrice, et plus respectueuse de la nature et des individus. Car il ne s’agira pas de sacrifier les travailleurs, hommes et femmes, sur l’autel de l’écologie et de l’environnement comme ils ont pu être sacrifiés sur l’autel de la croissance et de la profitabilité économique. Et c’est cette expérience, ce savoir faire proche du terrain, proche des habitants, que nous entendons partager et amplifier au travers de cette nouvelle entité internationale.
Intervention du Groupe socialiste au conseil régional le 17/12/09